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Salaire professeur d'université

Grilles, primes et rémunération nette en 2026

Décembre 2025

Combien gagne un professeur d’université en France ? En 2026, la rémunération moyenne d’un professeur des universités s’établit entre 5 600 € et 5 800 € bruts mensuels, soit environ 4 500 € à 4 700 € nets avant impôt. Cette moyenne, qui peut surprendre, s’explique par l’âge avancé du corps : la plupart des PU ont dépassé la cinquantaine. La fourchette réelle oscille quant à elle entre 3 700 € bruts pour un professeur fraîchement nommé et 7 000 € bruts pour ceux qui atteignent le sommet de la classe exceptionnelle.

Fonctionnaire d’État de catégorie A+, le professeur des universités trône au sommet de la hiérarchie académique française. Sa rémunération, comme celle de l’ensemble du salaire des fonctionnaires, repose sur un mécanisme précis : une grille indiciaire à laquelle s’ajoutent des primes — dont le fameux RIPEC, revu à la hausse en 2025. À la croisée de l’enseignement et de la recherche, ce statut prestigieux s’inscrit dans la grande famille du salaire des enseignants, tout en s’en distinguant par sa complexité et ses niveaux de rémunération supérieurs.

Grilles indiciaires, primes RIPEC, passage du brut au net : décryptage complet d’une rémunération qui reste souvent opaque.

À noter : cet article concerne les professeurs des universités hors filières santé. Les PU-PH (professeurs des universités-praticiens hospitaliers) relèvent d’un statut bi-appartenant avec des grilles hospitalières distinctes.

Infographie salaire professeur université 2026 : moyenne 5 600 à 5 800 € bruts, fourchette de 3 700 € (débutant) à 7 000 € (fin de carrière), primes RIPEC C1 C2 C3 détaillées

Professeur des universités : un statut à part dans l’enseignement supérieur

Le professeur des universités incarne l’élite du corps enseignant français. Derrière ce titre prestigieux se cache un statut singulier, fruit d’un parcours académique exigeant et d’une double vocation : transmettre le savoir et faire avancer la connaissance.

Un fonctionnaire d’État de catégorie A+

Le PU appartient à la fonction publique d’État. Il exerce au sein des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) — universités, grandes écoles, instituts nationaux polytechniques. Cette appartenance lui confère la sécurité de l’emploi, une progression de carrière encadrée par des grilles indiciaires et l’accès à un régime de retraite spécifique. Contrairement aux enseignants du secondaire, l’enseignant-chercheur cumule obligations pédagogiques et activités de recherche : 128 heures de cours magistraux annuels (ou équivalent) et un investissement soutenu dans la production scientifique.

Le parcours pour accéder au corps

Devenir prof de fac ne s’improvise pas. Le chemin vers la titularisation passe par plusieurs étapes décisives. D’abord, l’obtention d’un doctorat — huit années d’études supérieures au minimum. Ensuite, pour la majorité des candidats, une période comme maître de conférences (MCF) durant laquelle ils développent leurs travaux de recherche et leur expérience pédagogique. Vient alors l’habilitation à diriger des recherches (HDR), ce diplôme national qui atteste de la capacité à encadrer de jeunes chercheurs. Enfin, le candidat doit obtenir sa qualification auprès du Conseil national des universités (CNU) avant de se présenter aux concours ouverts par les établissements.

La distinction avec le maître de conférences

Si le MCF et le PU partagent le titre d’enseignant-chercheur, leurs responsabilités diffèrent. Le professeur des universités dirige des thèses, pilote des équipes de recherche et assume souvent des fonctions administratives au sein de la faculté — direction de département, de laboratoire ou d’école doctorale. Cette charge supplémentaire justifie, nous le verrons, un écart de rémunération significatif.

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Grille indiciaire des professeurs des universités en 2026

Le salaire professeur université repose sur un mécanisme propre à la fonction publique : la grille indiciaire. Comprendre ce système, c’est saisir la logique qui régit la rémunération de tous les enseignants-chercheurs français.

Le mécanisme de calcul du traitement

Chaque professeur des universités se voit attribuer un indice majoré (IM) correspondant à son échelon. Le traitement brut mensuel s’obtient par une formule simple : indice majoré × valeur du point d’indice. Depuis le 1er janvier 2024, cette valeur s’établit à 4,92278 € — un chiffre gelé par le gouvernement depuis juillet 2023, malgré l’inflation.

Prenons un exemple concret. Un PU en 2e classe, échelon 3, dispose d’un indice majoré de 830. Son traitement indiciaire brut atteint donc : 830 × 4,92278 = 4 086 € bruts mensuels. À ce socle s’ajoutent ensuite les primes, notamment le RIPEC que nous détaillerons plus loin.

Cette mécanique diffère sensiblement de celle qui régit le salaire des professeurs de collège et de lycée. Si le principe reste identique, les indices majorés des PU démarrent bien plus haut et culminent à des niveaux inaccessibles aux certifiés ou aux agrégés.

PU 2e classe : le salaire d’entrée dans le corps

La 2e classe constitue le grade d’accès au corps des professeurs des universités. Elle comprend six échelons, que le PU gravit au fil de l’ancienneté.

Échelon Indice majoré Durée Traitement brut mensuel
1er échelon 667 1 an 3 283 €
2e échelon 705 1 an 3 470 €
3e échelon 830 2 ans 10 mois 4 086 €
4e échelon 877 2 ans 10 mois 4 317 €
5e échelon 920 2 ans 10 mois 4 529 €
6e échelon 972 4 785 €

Source : grilles indiciaires DGAFP, valeur du point au 01/01/2024

Un détail important : le recrutement ne s’effectue pas systématiquement au 1er échelon. Les années passées comme maître de conférences ou dans d’autres fonctions peuvent être reprises partiellement, permettant une entrée à un échelon supérieur.

PU 1re classe : la progression de carrière

L’accès à la 1re classe s’obtient par promotion — un ratio promu/promouvable fixé à 18 % depuis 2023. Cette ascension marque une étape décisive dans la carrière et la rémunération du professeur d’université.

Échelon Indice majoré Durée Traitement brut mensuel
1er échelon 830 2 ans 10 mois 4 086 €
2e échelon 972 2 ans 10 mois 4 785 €
3e échelon HEA 5 157 €

Source : grilles indiciaires DGAFP, valeur du point au 01/01/2024

Le passage à l’échelon HEA (hors échelle A) fait basculer le professeur dans une logique de rémunération différente, indexée sur les « chevrons » des hors échelles plutôt que sur les indices classiques.

PU classe exceptionnelle : le sommet de la grille

Réservée aux professeurs ayant démontré une contribution exceptionnelle à l’enseignement supérieur et à la recherche, la classe exceptionnelle représente l’aboutissement d’une carrière. Le taux de promotion vers le 1er échelon se maintient à 15 %.

Échelon Indice / Hors échelle Traitement brut mensuel
1er échelon HEB puis HEC 5 473 € à 5 719 €
2e échelon HED puis HEE 6 174 € à 6 567 €

Source : grilles indiciaires DGAFP, valeur du point au 01/01/2024

Au sommet de la pyramide, un professeur des universités en classe exceptionnelle, 2e échelon, chevron HEE2, perçoit un traitement indiciaire brut de 6 567 €. En ajoutant la prime RIPEC C1 (400 € bruts mensuels), sa rémunération brute dépasse les 7 000 € — bien loin des 3 300 € du débutant. Cette amplitude salariale, l’une des plus importantes de la fonction publique, reflète la valorisation de l’expertise et de l’ancienneté dans le monde académique.

 

Les primes RIPEC : la révolution indemnitaire de 2025-2026

Au-delà du traitement indiciaire, la rémunération professeur université intègre un volet indemnitaire substantiel. Depuis 2022, le RIPEC — Régime Indemnitaire des Personnels Enseignants et Chercheurs — a profondément reconfiguré l’architecture des primes. Porté par la Loi de Programmation de la Recherche (LPR), ce dispositif ambitionne de revaloriser significativement les enseignants-chercheurs français.

La prime C1 (indemnité statutaire) : le socle pour tous

Première composante du RIPEC, la prime C1 constitue le socle garanti à l’ensemble des professeurs des universités. Contrairement aux autres volets, elle ne dépend ni des fonctions exercées ni de la performance individuelle : tout PU en activité la perçoit automatiquement.

L’arrêté du 16 juin 2025 — publié avec six mois de retard — a fixé son montant à 4 800 € bruts annuels, soit 400 € bruts mensuels. Une hausse notable par rapport aux 4 200 € de 2024, mais qui peine à compenser le gel du point d’indice. Cette indemnité statutaire s’ajoute directement au traitement de base et apparaît sur la fiche de paie sous une ligne distincte.

L’objectif affiché par le ministère de l’Enseignement supérieur ? Atteindre 6 400 € annuels d’ici 2027, conformément aux engagements de la LPR. Reste à voir si les contraintes budgétaires permettront de tenir ce calendrier.

La prime C2 (fonctionnelle) : valoriser les responsabilités

La deuxième composante du RIPEC récompense l’investissement dans les fonctions administratives et de pilotage. Tous les professeurs n’y ont pas droit : seuls ceux qui assument des responsabilités particulières peuvent y prétendre.

Les montants varient selon l’ampleur de la charge :

  • Groupe 1 (6 000 €/an) : responsable de formation, directeur d’études
  • Groupe 2 (12 000 €/an) : directeur de composante, directeur de laboratoire
  • Groupe 3 (18 000 €/an) : vice-président d’université, doyen de faculté

Un professeur des universités qui dirige un laboratoire de recherche perçoit ainsi 1 000 € bruts supplémentaires chaque mois — un complément non négligeable qui reconnaît l’ampleur de ses missions.

La prime C3 (individuelle) : récompenser l’excellence

Troisième pilier du dispositif, la prime C3 distingue les enseignants-chercheurs dont l’engagement et les résultats se révèlent remarquables. Son attribution repose sur une candidature individuelle, examinée par les instances de l’établissement.

Le montant oscille entre un plancher de 3 500 € et un plafond de 12 000 € annuels. Une fois accordée, cette prime individuelle court sur trois ans, renouvelable après nouvelle évaluation. Environ 45 % des effectifs la perçoivent aujourd’hui — une proportion appelée à croître selon les ambitions ministérielles.

Cumulées, ces trois composantes peuvent représenter un complément considérable. Un professeur des universités assumant une direction de laboratoire (C2 groupe 2) et bénéficiant d’une prime C3 à 6 000 € ajoute à son traitement indiciaire près de 1 900 € bruts mensuels de primes RIPEC. La rémunération enseignant-chercheur ne se résume décidément pas à la seule grille indiciaire.

 

Du brut au net : combien gagne réellement un professeur d’université ?

Les grilles indiciaires et les montants RIPEC s’expriment en brut. Or, c’est bien le salaire net professeur université qui atterrit sur le compte bancaire chaque mois. Entre les deux, un ensemble de prélèvements vient éroder la rémunération — parfois de façon conséquente.

Les retenues sur salaire des fonctionnaires

Comme tout agent de la fonction publique d’État, le professeur des universités supporte plusieurs cotisations obligatoires. La retenue pour pension civile, qui finance la retraite des fonctionnaires, représente à elle seule 11,10 % du traitement indiciaire brut. S’y ajoutent la contribution sociale généralisée (CSG) à 9,2 %, la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) à 0,5 %, ainsi que la cotisation au régime additionnel de la fonction publique (RAFP) sur les primes.

Au total, le passage du brut au net ampute la rémunération d’environ 18 % à 22 % selon les situations. Ce taux varie légèrement en fonction de l’indemnité de résidence (0 %, 1 % ou 3 % selon la zone géographique) et du supplément familial de traitement (SFT) pour les agents ayant des enfants à charge.

Cette mécanique de conversion diffère peu de celle qui s’applique au salaire des professeurs des écoles. Seuls les montants de départ changent — et avec eux, les revenus nets en fin de mois.

Exemple 1 : PU 2e classe, échelon 3, avec prime C1 uniquement

Prenons le cas d’un professeur des universités récemment promu, en 2e classe, échelon 3. Son traitement indiciaire brut atteint 4 086 €. En ajoutant la prime RIPEC C1 (400 €), sa rémunération brute mensuelle s’élève à 4 486 € bruts.

Après application des cotisations (environ 20 %), il perçoit un salaire net d’approximativement 3 590 € nets avant prélèvement à la source.

Exemple 2 : PU 1re classe, échelon 2, avec primes C1 + C2

Un professeur d’université plus avancé dans sa carrière, en 1re classe échelon 2, affiche un traitement indiciaire de 4 785 €. S’il assume la direction d’un laboratoire (C2 groupe 2 à 1 000 €/mois) et perçoit la C1 (400 €), sa paie brute grimpe à 6 185 € bruts.

Son salaire net avoisine alors les 4 950 € nets mensuels — un niveau de revenus confortable qui reflète ses responsabilités.

Exemple 3 : PU classe exceptionnelle, avec primes C1 + C2 + C3

Au sommet de la pyramide, un professeur en classe exceptionnelle, 2e échelon (HEE), perçoit un traitement de 6 567 €. Cumulant une fonction de vice-président (C2 groupe 3 à 1 500 €/mois), la prime C1 (400 €) et une prime C3 à 8 000 €/an (667 €/mois), sa rémunération brute atteint 9 134 € bruts.

Après retenues, ce professeur des universités au parcours exemplaire touche environ 7 300 € nets par mois. Un niveau de rémunération qui place les PU les plus gradés parmi les fonctionnaires les mieux payés de France.

 

Les compléments de rémunération : heures complémentaires et indemnités

Au-delà du traitement indiciaire et des primes RIPEC, plusieurs compléments viennent enrichir la rémunération professeur des universités. Ces éléments, parfois méconnus, peuvent représenter un apport non négligeable sur la fiche de paie.

Les heures complémentaires d’enseignement (HCE)

Le service statutaire d’un professeur des universités s’établit à 128 heures de cours magistraux annuels — ou leur équivalent en travaux dirigés (192 heures) ou travaux pratiques (288 heures). Au-delà de ce seuil, chaque heure supplémentaire ouvre droit à une rémunération complémentaire.

Le taux horaire des HCE est indexé sur le traitement d’un maître de conférences au 1er échelon. En 2025-2026, une heure de cours magistral complémentaire rapporte environ 65 € bruts, une heure de TD environ 43,50 € et une heure de TP environ 29 €. Un professeur qui assure 50 heures complémentaires de cours magistraux perçoit ainsi plus de 3 200 € bruts supplémentaires sur l’année.

Attention toutefois : un plafond limite le volume d’heures complémentaires autorisé. Sauf dérogation, un enseignant-chercheur ne peut effectuer plus d’un demi-service statutaire en heures supplémentaires, soit 64 heures de cours magistraux. Cette règle vise à préserver l’équilibre entre enseignement et recherche — vocation première du salaire universitaire.

L’indemnité de résidence

Héritée d’une époque où le coût de la vie variait fortement selon les régions, l’indemnité de résidence majore le traitement en fonction de la zone géographique d’exercice. Trois taux coexistent :

  • Zone 1 (3 %) : Paris et communes limitrophes, certaines villes d’Île-de-France
  • Zone 2 (1 %) : grandes agglomérations et communes périurbaines
  • Zone 3 (0 %) : reste du territoire

Pour un professeur des universités en milieu de carrière (traitement de 4 500 € bruts), exercer à Paris plutôt qu’à Limoges représente un gain mensuel de 135 € bruts. Un avantage qui compense — partiellement — le différentiel de loyers.

Le supplément familial de traitement (SFT)

Les émoluments professeur des universités intègrent également une composante familiale. Le SFT s’adresse aux agents ayant un ou plusieurs enfants à charge. Son montant, modeste pour un seul enfant, croît sensiblement avec la taille de la fratrie :

  • 1 enfant : 2,29 € par mois (montant fixe)
  • 2 enfants : environ 115 € par mois
  • 3 enfants : environ 285 € par mois
  • Par enfant supplémentaire : environ 200 € de plus

Ce supplément, calculé en partie sur le traitement indiciaire, favorise mécaniquement les agents les mieux rémunérés. Un professeur en classe exceptionnelle perçoit un SFT légèrement supérieur à celui d’un débutant pour le même nombre d’enfants.

Professeur des universités vs maître de conférences : comparatif des salaires

La distinction entre maître de conférences et professeur des universités structure l’ensemble de la carrière académique française. Si ces deux corps partagent le statut d’enseignant-chercheur, leurs niveaux de rémunération diffèrent sensiblement. Un écart qui reflète la hiérarchie des responsabilités et l’exigence du parcours pour accéder au professorat.

Tableau comparatif des rémunérations

Niveau de carrière Maître de conférences Professeur des universités Écart
Début de carrière ~2 680 € brut (CN éch. 1 + C1) ~3 680 € brut (2e cl. éch. 1 + C1) +1 000 €
Milieu de carrière ~3 900 € brut (HC éch. 2 + C1) ~4 900 € brut (1re cl. éch. 2 + C1) +1 000 €
Fin de carrière ~5 000 € brut (HC éch. ex. + C1) ~7 000 € brut (Cl. ex. HEE + C1) +2 000 €

Montants indicatifs incluant la prime RIPEC C1 (400 €/mois), hors C2 et C3

L’écart de traitement se creuse au fil de la carrière. En début de parcours, un PU gagne environ 1 000 € bruts de plus qu’un MCF. Au sommet de la grille, cette différence atteint 2 000 € mensuels — soit près de 24 000 € bruts annuels supplémentaires.

Les conditions de passage de MCF à PU

Franchir le cap du professorat ne relève pas de l’avancement automatique. Le maître de conférences qui aspire à devenir professeur doit d’abord obtenir l’habilitation à diriger des recherches (HDR), un diplôme national qui sanctionne sa capacité à piloter des travaux scientifiques de haut niveau. Il lui faut ensuite décrocher une qualification auprès du CNU, puis réussir un concours ouvert par un établissement.

Ce parcours sélectif explique que de nombreux MCF terminent leur carrière sans jamais accéder au corps des PU. Pour eux, la hors classe et l’échelon exceptionnel représentent l’horizon maximal — un plafond de rémunération inférieur de 2 000 € mensuels à celui de leurs collègues professeurs.

À retenir
  • Le salaire moyen d'un professeur des universités atteint 5 600 € à 5 800 € bruts mensuels (environ 4 500 € à 4 700 € nets), une moyenne élevée qui s'explique par l'âge avancé du corps.
  • La fourchette réelle s'étend de 3 700 € bruts en début de carrière à 7 000 € bruts en classe exceptionnelle, soit un écart de près du simple au double.
  • Le RIPEC représente un levier de revalorisation majeur : la prime C1 (4 800 €/an) bénéficie à tous, tandis que les primes C2 et C3 peuvent ajouter jusqu'à 30 000 € annuels pour les plus investis.
  • L'écart avec les maîtres de conférences atteint 2 000 € mensuels en fin de carrière, reflet des responsabilités accrues et du parcours sélectif pour accéder au professorat.

Questions fréquentes sur le salaire des professeurs d'université

Quel est le salaire d'un prof à l'université ?
Un professeur des universités gagne en moyenne entre 5 600 € et 5 800 € bruts par mois, soit environ 4 500 € à 4 700 € nets. Cette moyenne élevée s'explique par l'âge avancé du corps (souvent plus de 50 ans). La fourchette réelle s'étend de 3 700 € bruts pour un débutant à 7 000 € bruts en classe exceptionnelle.
Quel est le salaire le plus élevé pour un professeur d'université ?
Le salaire maximum d'un professeur des universités atteint environ 7 000 € bruts par mois, soit 5 600 € nets. Ce plafond correspond à la classe exceptionnelle, 2e échelon, chevron HEE. Avec les primes RIPEC maximales (C1 + C2 groupe 3 + C3), la rémunération peut dépasser 9 000 € bruts mensuels, soit plus de 7 000 € nets.
Combien gagnent les professeurs d'université en France après impôts ?
Après prélèvement à la source, un professeur des universités perçoit entre 2 500 € et 5 000 € nets selon son échelon et sa situation fiscale. Un PU débutant célibataire sans enfant touche environ 2 500 € après impôts. En milieu de carrière, ce montant atteint 3 200 € à 4 000 €. En fin de carrière avec primes, il peut dépasser 5 000 € nets après impôts.
Quelle est la grille de salaire d'un enseignant-chercheur ?
La grille indiciaire des enseignants-chercheurs comprend deux corps : maître de conférences (MCF) et professeur des universités (PU). Un MCF débute à 2 280 € bruts et peut atteindre 5 000 € bruts en hors classe. Un PU démarre à 3 280 € bruts et culmine à 6 567 € bruts en classe exceptionnelle. À ces traitements s'ajoute la prime RIPEC C1 de 400 € bruts mensuels.
Quel est le salaire d'un doyen d'université ?
Un doyen de faculté perçoit son traitement de professeur des universités augmenté de la prime RIPEC C2 groupe 3, soit 18 000 € bruts par an (1 500 €/mois). Avec un traitement en classe exceptionnelle et les primes C1 + C2 + C3, un doyen peut atteindre 8 500 € à 9 000 € bruts mensuels, soit environ 7 000 € nets.
Quel diplôme pour être prof d'université ?
Devenir professeur des universités exige un doctorat (bac +8), une expérience comme maître de conférences, puis l'habilitation à diriger des recherches (HDR). Le candidat doit ensuite obtenir sa qualification auprès du Conseil national des universités (CNU) avant de se présenter aux concours ouverts par les établissements.

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