
Thales a recruté environ 8 800 collaborateurs dans le monde en 2025, au-delà du plan initial de 8 000 annoncé en début d’année. L’objectif 2026 monte la marche : plus de 9 000 embauches prévues à l’échelle mondiale, dont 3 300 en France. Le groupe a reçu plus de 1,4 million de candidatures sur son site Carrières l’an dernier, signe que la marque employeur tient son rang (2e employeur préféré des ingénieurs en France selon Universum 2025). Voici ce qu’il faut comprendre du recrutement Thales aujourd’hui : qui le groupe cherche, comment se déroule réellement le processus, à quel salaire vous attendre, et comment lire correctement la dualité civile/défense qui structure une bonne partie des postes ouverts.
Voir le sommaire
- Thales en 2026 : un groupe qui recrute
- Les métiers qui recrutent chez Thales en 2026
- Les profils recherchés par Thales
- Le processus de recrutement Thales, étape par étape
- Tests et entretiens chez Thales
- Salaires chez Thales : grille indicative par métier
- Alternance, stages, VIE et Graduate Program
- Diversité, inclusion et engagements RSE
- Les erreurs à éviter pour postuler chez Thales
- FAQ sur le recrutement Thales
Thales en 2026 : un groupe qui recrute
Le contexte est porteur. Thales a clos l’exercice 2025 avec un chiffre d’affaires de 22 136 millions d’euros, en hausse de 7,6 % en variation totale et de 8,8 % en variation organique (source : Document d’enregistrement universel 2025 Thales, déposé auprès de l’AMF le 2 avril 2026). Les prises de commandes ressortent à 25 264 millions d’euros, le carnet de commandes atteint 53 323 millions d’euros au 31 décembre 2025, en croissance de 5 % sur un an. L’EBIT ajusté grimpe à 2 740 millions (12,4 % du CA, en hausse de 13,3 %). Le free cash flow opérationnel bondit de 27 % à 2 577 millions. La dynamique commerciale du secteur Défense, portée par les tensions géopolitiques européennes, et l’expansion durable du secteur Aérospatial irriguent directement les besoins en recrutement.

Côté effectifs, le groupe communique sur « près de 85 000 collaborateurs à travers le monde ». Le périmètre comptable précis ressort à 84 958 salariés actifs au 31 décembre 2025, contre 83 020 un an plus tôt, soit une hausse de 2,3 %. À noter pour bien lire le chiffre : ce total est un effectif (pas un ETP), il exclut les alternants et les salariés absents depuis plus de trois mois, et il est cohérent avec les états financiers du Groupe. Les alternants et stagiaires accueillis en France en 2025 sont comptabilisés à part : plus de 3 000 personnes, plus 1 500 jeunes en stage d’observation de troisième et seconde sur les sites.
La France concentre 42 239 collaborateurs, environ 49,7 % des effectifs Groupe. C’est le seul pays qui dépasse les 10 % des effectifs mondiaux. Viennent ensuite le Royaume-Uni (6 804), les Pays-Bas (2 973), l’Allemagne (2 216), les États-Unis (4 664), le Canada (1 385) et l’Australie (4 002). Plus de 140 nationalités sont représentées dans le Groupe. L’activité s’organise en quatre secteurs : Aérospatial, Défense, Cyber & Digital, et Systèmes de Transport Terrestre (GTS, signalisation ferroviaire et supervision urbaine).
Sur les volumes d’embauche, le groupe a réalisé 8 800 recrutements en 2025, soit 10 % au-dessus du plan initial de 8 000 annoncé fin janvier 2025. L’objectif 2026 est plus ambitieux encore : 9 000 et plus à l’échelle monde, dont 3 300 en France, avec une volonté affichée de doubler la part de la cybersécurité et de la défense dans les embauches. Une indication structurante côté candidat : environ 70 % des recrutements concernent des profils d’ingénieurs (R&D, industrie, services clients), un chiffre cohérent avec le poids de la R&T dans le Groupe (40 % des collaborateurs travaillent en Recherche & Technologie).
Un point à cadrer dès maintenant : la dualité civile/défense. Les secteurs Aérospatial, Cyber & Digital et Transport terrestre couvrent une large part d’activités civiles ouvertes sans restriction de nationalité. Le secteur Défense et certains programmes des autres secteurs nécessitent en revanche une habilitation Défense (Confidentiel Défense, Secret ou Très Secret selon le poste). L’instruction est conduite par l’employeur, et les niveaux Secret et Très Secret sont généralement réservés aux candidats de nationalité française. Ce point se vérifie systématiquement en lisant attentivement chaque fiche de poste avant de candidater.
Thales n’est pas un employeur monolithique. Les entités juridiques sont nombreuses (Thales SA, Thales DMS pour les systèmes mission de défense, Thales LAS pour les systèmes terre et air, Thales SIX GTS pour le numérique et la sécurité, Thales Alenia Space pour le spatial en coentreprise avec Leonardo, etc.) et chacune a ses programmes, ses sites, ses managers, sa culture technique. Avant de candidater, identifiez précisément l’entité opérationnelle qui correspond à votre projet professionnel. Une lettre de motivation qui dit « je veux travailler chez Thales » sans préciser laquelle envoie le mauvais signal au premier recruteur qui lit votre dossier.
— Camille
Les métiers qui recrutent chez Thales en 2026
Les zones de tension sont clairement identifiées dans le DEU 2025, chapitre 3.1.5 consacré aux « risques liés à l’attractivité ». Voici celles à connaître pour 2026.
Ingénierie systèmes et logiciel embarqué
C’est le cœur du recrutement Thales. Sur les 8 800 embauches 2025, environ 70 % concernaient des ingénieurs. Les besoins sont massifs sur le logiciel embarqué certifié (notamment DO-178C pour l’avionique civile), les systèmes temps réel, l’électronique de puissance, l’hyperfréquence. Profils ciblés : ingénieurs développement logiciel critique, ingénieurs systèmes, architectes embarqués, ingénieurs intégration et qualification, ingénieurs essais. L’expérience sur projets longs et normés est très valorisée. La filière irrigue tous les secteurs du Groupe, du programme Rafale F4 aux satellites Thales Alenia Space en passant par les systèmes de signalisation ferroviaire CBTC.
Cybersécurité
Filière prioritaire explicitement citée dans le DEU 2025. Thales a fait de la cybersécurité l’un de ses piliers stratégiques, autour des activités identité numérique, cloud de confiance, sensitive information protection, cryptographie. Le groupe veut doubler la part de la cybersécurité et de la défense dans ses embauches 2026. Profils recherchés : analystes SOC, pentesters, ingénieurs cryptographie, architectes sécurité, ingénieurs cloud souverain, profils GRC. Le positionnement souveraineté française et européenne du groupe sur ces activités attire en particulier les candidats sensibles aux enjeux de protection des données stratégiques.
Recherche & Technologie
40 % des collaborateurs Thales travaillent dans la Recherche & Technologie. Les domaines actifs en 2026 : connectivité, intelligence artificielle et big data, cybersécurité avancée, capteurs quantiques. Le groupe a structuré son écosystème formation autour de 36 académies internes au 31 décembre 2025, dont 16 académies techniques (Cyber Academy, Software Academy, Hyperfrequency Academy entre autres). La densité d’expertise scientifique est l’une des marques de fabrique de l’employeur. Pour les ingénieurs avec un goût marqué pour la R&D appliquée, c’est un terrain de jeu rare.
Intelligence artificielle et data
Filière en forte croissance, intégrée aux roadmaps produits avec plus de 150 nouvelles compétences IA et data identifiées depuis 2024. Une campagne d’alternance dédiée IA a été déployée en 2025. Profils recherchés : data scientists, data engineers, ingénieurs MLOps, ingénieurs IA embarquée pour les systèmes critiques (vision par ordinateur, traitement du signal, maintenance prédictive). La spécificité Thales sur ce volet : l’IA appliquée à des environnements contraints (défense, aérospatial, ferroviaire) avec des exigences fortes de robustesse et d’explicabilité.
Spatial
Filière clé du secteur Aérospatial, structurée principalement autour de Thales Alenia Space, coentreprise avec Leonardo. Les recrutements actifs portent sur les satellites de télécommunications et d’observation, les charges utiles, les systèmes de navigation (programme Galileo). Sites principaux en France : Cannes, Toulouse, Bordeaux. Profils ciblés : ingénieurs systèmes spatiaux, ingénieurs mécanique spatiale, ingénieurs RF et hyperfréquence, intégration et essais satellites. Une voie d’accès souvent privilégiée passe par les écoles ISAE-Supaéro, Centrale Supélec, IPSA, ESTACA, ENAC.
Défense et programmes nationaux
Le secteur Défense a connu une dynamique commerciale record en 2025. Le groupe est partenaire stratégique de la DGA et des forces armées françaises, et fournisseur de nombreuses alliances européennes et internationales. Les programmes phares concernent le Rafale (avionique, contre-mesures), les radars sol et navals, les systèmes de contre-drones (gamme Sky Warden), les communications tactiques. Profils recherchés : ingénieurs systèmes mission, ingénieurs radar et guerre électronique, ingénieurs études de défense, ingénieurs hyperfréquence. Pour ces postes, une habilitation Défense est généralement exigée, avec la contrainte de nationalité française associée aux niveaux Secret et Très Secret. Ce point doit être validé dès la lecture de l’offre.
Production industrielle
La production pèse une part substantielle des embauches Groupe. Profils ciblés : monteurs câbleurs, opérateurs CMS, intégrateurs mécaniques, contrôleurs qualité, techniciens méthodes. Le recrutement couvre tous les niveaux du CAP au BTS, avec une forte composante alternance. Les sites concernés en France suivent l’implantation industrielle : Vélizy, Massy, Élancourt, Cholet, Brest, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Valence, Vendôme, La Ferté-Saint-Aubin. Le secteur connaît une transformation continue des compétences avec l’introduction de l’automatisation, de la robotique collaborative et des outils numériques d’atelier.
Achats, supply chain et fonctions support
Les engagements d’achats du Groupe ont atteint 10,6 milliards d’euros en 2025, soit environ 48 % du chiffre d’affaires, auprès d’environ 17 000 fournisseurs. La fonction achats est structurante, notamment sur les achats stratégiques, les achats responsables, le double-sourcing critique sur les composants électroniques. Les fonctions transverses (finance, contrôle de gestion, juridique, ressources humaines, marketing) recrutent régulièrement, soutenues par 20 académies fonctionnelles internes. La filière RH est organisée en réseau international, animée par une politique groupe cohérente.
Transport terrestre (GTS)
L’activité Systèmes de Transport Terrestre couvre la signalisation ferroviaire (technologies CBTC pour le métro automatique, ERTMS pour les grandes lignes), la supervision urbaine et la billettique. Profils spécifiques recherchés : ingénieurs RAMS (fiabilité, disponibilité, maintenabilité, sécurité), ingénieurs systèmes ferroviaires, ingénieurs sûreté de fonctionnement. La filière reste 100 % civile, donc sans contrainte d’habilitation. Elle est une porte d’entrée intéressante pour les ingénieurs qui veulent travailler chez Thales sans s’engager sur le périmètre défense.
Les profils recherchés par Thales
Pendant dix-huit ans en cabinet, j’ai vu passer des candidats Thales sur des dizaines de profils différents. Plusieurs constats reviennent.
Sur les formations. L’ingénierie est très majoritairement irriguée par les grandes écoles. Côté généraliste : Polytechnique, Centrale, Mines, ENSAM, INSA. Côté aéronautique et spatial : ISAE-Supaéro, ISAE-ENSMA, IPSA, ESTACA, ENAC. Côté télécom et systèmes embarqués : Télécom Paris, Télécom SudParis, ENSEEIHT, ENSIMAG, Centrale Supélec. Côté cyber et data : ENSIBS, ESIEA spécialité sécurité, EPITA SCIA, masters spécialisés cybersécurité et data science. Pour les fonctions support : HEC, ESSEC, EM Lyon, EDHEC, Audencia, Dauphine, Sciences Po, IAE. Pour la production, les techniciens et l’alternance industrielle, le maillage local autour des sites avec les IUT, BTS et lycées professionnels partenaires reste le canal principal.
Sur les langues. L’anglais professionnel est attendu sur la quasi-totalité des postes d’ingénieurs et de cadres, notamment pour les projets internationaux et la documentation technique. Sur les fonctions liées à la défense ou aux marchés export, c’est non négociable. Pour les postes en production, sur des sites à dominante française, un niveau d’anglais de base reste suffisant à l’embauche, mais le manque devient un frein dès qu’on parle évolution interne ou mobilité Groupe. Une seconde langue (allemand, espagnol, italien, néerlandais) joue en votre faveur sur les profils mobiles à l’international, en particulier sur le périmètre européen où Thales est très présent.
Sur les soft skills attendus. Le socle culturel Lead@Thales tient en trois mots : Think big, Make it happen, Together. Sur le terrain, les recruteurs cherchent surtout : la rigueur technique (les programmes défense et aéronautique se travaillent sur des cycles de dix à quinze ans, avec des exigences fortes de traçabilité), la capacité à fonctionner en environnement multi-acteurs (clients institutionnels, partenaires industriels, organismes de certification), une curiosité technologique réelle, et un alignement assumé avec la dimension défense du Groupe. Cette dernière question est souvent posée explicitement en entretien : une réponse hésitante ou évasive sort le candidat de la course.
Sur l’expérience à l’international. Thales est implanté dans plus de 50 pays. L’expérience à l’étranger (stage, VIE, expatriation antérieure, double diplôme) est un vrai différenciateur, surtout sur les fonctions Groupe et les programmes export. Si vous n’avez pas encore d’expérience internationale et que vous visez les fonctions transverses ou la R&T, candidater d’abord en VIE ou via le programme Graduate peut accélérer votre trajectoire.
Une candidature Thales se prépare avec le produit en tête. Avant l’entretien manager, passez deux heures à cerner ce que fait précisément l’entité visée : quel programme, quel client, quel équipement, quelle actualité récente (contrat signé, succès commercial, livraison majeure). Ne perdez pas de temps à apprendre le DEU par cœur. Lisez plutôt la page « activités » du programme concerné sur le site Thales et un article de la presse spécialisée (Air & Cosmos, Defense Aerospace, Aviation Week) sur le sujet. Vous arriverez avec deux questions précises à poser, et vous éviterez la question piège classique en début d’entretien : « Qu’est-ce qui vous attire concrètement chez nous ? »
— Camille
Le processus de recrutement Thales, étape par étape
Thales a déployé en 2025 un nouvel outil de gestion de la relation candidat (CRM recrutement) annoncé comme « plus réactif, plus fluide et plus personnalisé » dans le DEU 2025. Concrètement, vous recevrez des relances et un suivi de statut plus rapides qu’auparavant. Le processus dure généralement de 4 à 8 semaines selon le niveau du poste, et comporte 7 étapes principales que voici dans le détail. Comptez plutôt 4 à 5 semaines pour un poste de jeune diplômé ou d’ingénieur confirmé, 6 à 8 semaines pour un cadre senior ou un poste critique.

Étape 1 : candidature en ligne
Toutes les candidatures passent par le portail careers.thalesgroup.com (5,9 millions de visites en 2025, plus de 1,4 million de candidatures reçues sur l’année). Vous créez un profil candidat, renseignez vos préférences (mobilité, type de contrat, secteur visé), joignez CV et lettre de motivation. Pour les alternances et les stages, indiquez clairement votre formation, votre rythme et votre établissement de rattachement. Le temps de réponse initial varie de 1 à 3 semaines selon la tension du poste et la période. Les chasseurs de tête interviennent en parallèle sur certains profils seniors ou critiques.
Étape 2 : appel téléphonique RH (screening)
Un échange court, dix à quinze minutes, avec un recruteur Talent Acquisition. Objectif : valider la cohérence du profil avec le besoin, vos motivations, vos prétentions salariales, votre mobilité géographique. Ne préparez pas une plaidoirie, mais ayez sous la main les informations factuelles attendues (disponibilité, salaire cible avec une fourchette claire, contraintes de mobilité). C’est aussi à ce stade que l’on identifiera, le cas échéant, la nécessité d’une habilitation Défense pour le poste visé.
Étape 3 : entretien RH approfondi
Trente à quarante-cinq minutes, le plus souvent en visio. On creuse votre parcours, vos motivations spécifiques pour Thales et pour le poste, votre projection à un et trois ans, votre compréhension du métier, votre alignement avec la culture Lead@Thales (Think big, Make it happen, Together). C’est ici que se posent les questions classiques : pourquoi Thales plutôt qu’Airbus DS, Safran, MBDA ou Leonardo, comment vous vous positionnez face à la dimension défense du Groupe, vos forces, vos axes de progression. Préparez deux ou trois réalisations concrètes avec contexte, problème, solution, résultat.
Étape 4 : tests techniques (selon poste)
Fréquents pour les filières informatique, cyber, développement : tests Java ou Python, cas d’analyse de logs, exercices d’algorithmique et de logique sur ordinateur. Occasionnels pour les autres métiers. Sur les profils hardware ou hyperfréquence, vous pourrez être confronté à des exercices ciblés. La durée varie d’une à trois heures. Sur ces tests, la rapidité n’est pas tout : la rigueur méthodologique, la qualité du code et l’explicitation de votre raisonnement comptent autant que la justesse finale.
Étape 5 : entretien technique avec le manager
L’étape décisive. Vous rencontrez votre futur manager direct, parfois accompagné d’un expert technique ou d’un manager fonctionnel. L’entretien dure une heure à une heure trente. Il mêle questions sur vos projets passés, sur vos choix d’architecture, sur les problèmes que vous avez résolus, sur les technologies que vous maîtrisez réellement. La consigne tactique : ne gonflez jamais votre niveau sur une compétence. Les managers Thales sont des opérationnels expérimentés, capables de creuser cinq minutes sur un sujet précis et de détecter immédiatement le bluff. Mieux vaut dire « j’ai utilisé tel outil sur tel périmètre, je l’ai pas pratiqué depuis dix-huit mois » que prétendre une expertise que vous n’avez pas.
Étape 6 : étude de cas (occasionnel)
Pour certains postes de cadres confirmés ou sur des fonctions critiques, vous serez confronté à une étude de situation inspirée d’un cas réel Thales avec présentation orale. L’exercice peut porter sur un arbitrage d’architecture, une priorisation de programme, un cas de gestion fournisseur, un dimensionnement d’équipe. Comme sur les tests, l’enjeu n’est pas la bonne réponse mais la qualité du raisonnement : décomposez le problème, posez vos hypothèses à voix haute, expliquez votre logique. Une réponse partielle bien structurée vaut mieux qu’une réponse complète posée sans méthode.
Étape 7 : entretien final et proposition d’embauche
Sur les postes cadres confirmés et les projets stratégiques, un dernier rendez-vous intervient avec le N+2 ou la direction métier. Trente à soixante minutes, plus orienté vision et alignement culturel. Vous serez attendu sur votre vision du poste à un et trois ans, sur ce que vous comptez apporter au-delà de l’exécution, sur votre capacité à incarner les valeurs Lead@Thales. À l’issue, le service RH revient avec une offre formalisée. La négociation porte sur le fixe, le variable cible, les modalités de prise de poste, l’éventuelle mobilité. Sur les alternances et les programmes jeunes diplômés, les conditions sont largement standardisées, la marge de négociation est réduite.
Cas particulier des postes soumis à habilitation Défense. Une fois la proposition d’embauche acceptée, l’instruction de l’habilitation est conduite par l’employeur auprès des autorités compétentes. Le délai peut aller de deux à six mois selon le niveau (Confidentiel Défense, Secret, Très Secret) et le profil. La prise de poste effective sur les missions classifiées attend cette validation. Sur les niveaux Secret et Très Secret, la nationalité française est généralement requise. Sur les périmètres Aérospatial civil, Cyber & Digital, Transport terrestre et fonctions support, l’habilitation n’est pas systématiquement requise.
Tests et entretiens chez Thales
Deux moments du processus posent traditionnellement plus de difficulté que les autres : les tests techniques pour les filières IT et l’entretien manager pour tous les profils.
Tests techniques récurrents
Sur les filières développement et cyber, attendez-vous à des tests de programmation en Java ou Python, parfois des cas de cybersécurité (analyse de logs, exercices de cryptographie, raisonnement pentest). Les exercices d’algorithmique sur ordinateur sont classiques, dans le format qu’on retrouve sur les plateformes type HackerRank ou Codility. Sur les filières hardware et hyperfréquence, des exercices ciblés peuvent porter sur le dimensionnement électronique ou le calcul RF. Sur les profils systèmes, on peut vous demander de modéliser une architecture ou de raisonner sur une décomposition fonctionnelle. Notre guide complet des tests de recrutement détaille les formats les plus fréquents et les techniques de préparation.
L’entretien technique avec le manager
Ce que cherche le manager. Pas votre CV, déjà validé en amont. Trois choses principales : votre maîtrise technique réelle et vérifiable, votre compréhension des enjeux industriels et programmatiques du périmètre, et votre motivation spécifique pour cette entité Thales et ce poste précis (pas votre attrait général pour l’aérospatial ou la défense).
Questions fréquentes observées :
- « Parlez-moi d’un projet technique dont vous êtes fier. »
- « Pourquoi Thales plutôt qu’Airbus Defence & Space, Safran, MBDA ou Leonardo ? »
- « Comment vous positionnez-vous face à la dimension défense de notre activité ? »
- « Décrivez votre méthode de travail en équipe sur un projet long de plusieurs mois. »
- « Quels langages et frameworks maîtrisez-vous, dans quel contexte les avez-vous utilisés ? »
- « Avez-vous une expérience à l’international ou en environnement multiculturel ? »
La culture rigueur et conformité. Dans l’aérospatial et la défense, la traçabilité documentaire, le respect des normes (DO-178C pour l’avionique, CBTC pour le ferroviaire, normes de sûreté de fonctionnement, exigences de cybersécurité), la culture qualité sont au cœur du métier, pas en périphérie. Un candidat qui montre de l’agacement face aux processus part mal. À l’inverse, démontrer que vous comprenez l’utilité industrielle et réglementaire de ces dispositifs joue très en votre faveur, surtout en entretien manager.
Préparation recommandée avant entretien
Documentez en amont les technologies citées dans l’offre. Préparez deux ou trois exemples concrets de projets avec contexte, problème, solution, résultat. Révisez la cartographie des quatre secteurs Thales (Aérospatial, Défense, Cyber & Digital, Transport terrestre) et identifiez le programme phare le plus pertinent pour le poste visé (Rafale F4, Sky Warden, Galileo, NSO Cyber, un programme métro CBTC selon les cas). Sur les filières sensibles, maîtrisez les bases techniques attendues (DO-178C, normes hyperfréquence, technologies CBTC). Anticipez la question d’éthique défense : le groupe communique sur sa charte Integrity and Corporate Responsibility, votre positionnement personnel sur le sujet peut être interrogé.
Salaires chez Thales : grille indicative par métier
Thales ne publie pas de grille salariale officielle par métier dans son DEU. Les ordres de grandeur ci-dessous sont reconstitués à partir de Glassdoor France, qui agrège plus de 139 720 salaires partagés par des collaborateurs Thales tous métiers confondus (consulté le 14 juin 2026), de la grille 2026 publiée par Carrieres.dev sur les développeurs et cadres, des données Apec sur les ingénieurs aéronautiques, d’Indeed France et de Levels.fyi. À pondérer selon l’entité juridique (Thales SIX GTS, Thales DMS, Thales LAS, Thales Alenia Space, Thales SA), la zone géographique (Île-de-France versus province) et l’expérience. La convention collective de référence pour l’essentiel des cadres et ingénieurs Thales France est la Syntec.
| Fonction | Niveau d’expérience | Salaire brut annuel |
|---|---|---|
| Ingénieur junior (toutes spécialités) | Junior (0-3 ans) | 40 000 € à 48 000 € |
| Ingénieur confirmé | Confirmé (3-7 ans) | 45 000 € à 58 000 € |
| Ingénieur senior | Senior (7-15 ans) | 55 000 € à 75 000 € |
| Lead ou expert technique | Expert (15 ans et +) | 70 000 € à 95 000 €+ |
| Ingénieur cybersécurité | Tous niveaux confondus | 41 000 € à 54 500 € (médiane 47 000 €) |
| Ingénieur logiciel ou développement | Tous niveaux confondus | 41 000 € à 58 000 € (médiane 42 000 €) |
| Ingénieur système | Tous niveaux confondus | 40 900 € à 56 000 € (médiane 45 000 €) |
| Ingénieur électronique | Tous niveaux confondus | 36 800 € à 49 000 € (médiane 47 250 €) |
| Manager ou directeur de projet | Confirmé à senior | 75 000 € à 110 000 € |
| Technicien ETAM | Tous niveaux | 32 000 € à 42 000 € |
| Alternant Bac+5 deuxième année | Selon grille légale | ~1 500 € à 1 800 € bruts mensuels |
| Stagiaire fin d’études | 5-6 mois | ~1 200 € à 1 800 € bruts mensuels |
| VIE | Selon pays d’affectation | ~2 000 € à 3 500 € nets mensuels (barème Business France) |
Ordres de grandeur reconstitués à partir de Glassdoor France, Carrieres.dev, Indeed et Levels.fyi, à compléter sur les fiches de poste détaillées.
La rémunération variable et l’actionnariat. Sur les positions cadres confirmées et seniors, une part variable annuelle est attribuée (généralement 5 à 15 % du fixe selon le niveau, jusqu’à 10 à 20 % pour les fonctions de management de projet). Pour l’encadrement supérieur (NR10 à NR12), s’ajoute une attribution de LTI (Long Term Incentives) sous forme d’actions de performance. Le ratio d’équité Groupe, calculé selon la méthodologie CSRD entre la plus haute rémunération du Groupe (PDG) et la médiane mondiale des salariés actifs, ressort à 49,38 en 2025 contre 50,6 en 2024.
L’équité salariale femmes/hommes. L’écart de rémunération global selon la méthodologie CSRD ressort à 17,52 % en 2025, en amélioration par rapport à 18,37 % en 2024. À responsabilité équivalente, sur 95,57 % des salariés actifs couverts par le calcul, l’écart redescend à 2,37 % en 2025. Le groupe maintient en France une enveloppe dédiée aux éventuels écarts de rémunération dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).
Sur la négociation salariale, demandez le détail du package complet, pas seulement le fixe. Bonus cible, intéressement et participation moyens versés sur les trois derniers exercices, abondement employeur sur le PEG et le PERCOL, conditions d’actionnariat salarié si une opération est en cours ou planifiée, indemnités kilométriques ou transport, restauration, mutuelle, prévoyance. Entre deux offres proches sur le fixe, ces éléments peuvent faire plusieurs milliers d’euros d’écart annuel. Et exigez les chiffres réellement versés ces dernières années, pas les enveloppes maximales théoriques.
— Camille
Alternance, stages, VIE et Graduate Program
Thales est l’un des plus gros recruteurs d’alternants et de jeunes diplômés sur le marché français. Plus de 3 000 apprentis et stagiaires ont été accueillis en France en 2025, plus 1 500 jeunes en stage d’observation de troisième et seconde sur les sites Thales. Selon les chiffres du groupe, environ 25 % des alternants et stagiaires sont embauchés ensuite en CDI ou CDD à l’issue de leur contrat. Au moment où vous lisez cet article, plus de 400 postes en alternance sont ouverts simultanément en France sur le portail Carrières.
L’alternance chez Thales
Le temps fort de la campagne alternance court de mars à fin septembre, pour des contrats démarrant le plus souvent en septembre ou en octobre. Tous les niveaux du CAP au Bac+5 sont concernés. Les filières les plus actives en 2026 : ingénierie logicielle et embarquée (écoles d’ingénieurs partenaires), cybersécurité et data (avec une campagne dédiée IA en 2025), production et usinage sur les sites industriels, achats et supply chain, fonctions support (RH, finance, marketing). Côté rémunération, la grille légale alternance s’applique (de 27 % à 100 % du SMIC selon âge et année d’étude), avec une pratique fréquente chez Thales de positionner au-dessus du minimum sur les profils Bac+5 stratégiques.
Stages chez Thales
Le temps fort de la campagne stages s’étale d’octobre à fin février, pour des stages démarrant principalement entre janvier et mars (stages de césure ou de fin d’études) ou entre mai et juin (stages d’été pour les premiers cycles). Le format type est de quatre à six mois pour les stages de fin d’études, deux à trois mois pour les stages intermédiaires. La gratification ressort en moyenne entre 1 200 et 1 800 euros bruts mensuels pour un stage de fin d’études, avec des montants supérieurs sur certains profils ingénieurs à Paris.
Stages d’observation troisième et seconde
Le groupe accueille chaque année près de 1 500 jeunes en stage d’observation de classe de troisième ou de seconde sur les sites industriels. C’est une voie peu connue mais très utile pour les familles dont les enfants envisagent un parcours scientifique ou technique. Les inscriptions passent généralement par les établissements scolaires partenaires ou directement via les services RH des sites locaux.
Le programme VIE
Thales est un recruteur régulier du dispositif VIE (Volontariat International en Entreprise) géré par Business France. Les destinations actives suivent l’implantation industrielle du Groupe : Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Espagne, États-Unis, Canada, Australie, Singapour, Émirats arabes unis, entre autres. Conditions standard du dispositif : 18 à 28 ans, ressortissant de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, mission de 6 à 24 mois. L’indemnité varie selon le pays d’affectation, généralement entre 2 000 et 3 500 euros nets mensuels. La candidature passe par le portail Carrières Thales ou via la plateforme Mon VIE-VIA de Business France.
Graduate Program et programmes jeunes diplômés
Thales propose plusieurs programmes structurés pour jeunes diplômés, dont des Graduate Programs ciblés (ingénierie, fonctions support, international). Ces parcours associent généralement une rotation entre deux ou trois postes sur 18 à 24 mois, un accompagnement de mentor senior, des formations dédiées via les 36 académies internes, et une montée en responsabilité accélérée. Pour les ingénieurs en sortie de grande école, c’est une voie d’entrée intéressante pour explorer plusieurs entités Groupe avant de se fixer sur un métier ou un secteur. Les sessions de recrutement s’ouvrent généralement au printemps pour une intégration en septembre.
Diversité, inclusion et engagements RSE
La politique diversité de Thales s’enracine dans un cadre d’engagements externes structurés et une feuille de route chiffrée à horizon 2026 et 2030. Quelques repères factuels pour comprendre où en est le groupe.
Sur la mixité. 27,6 % de femmes dans l’effectif total au 31 décembre 2025 (23 487 femmes sur 84 958 salariés actifs), en légère progression par rapport à 27,4 % en 2024. Sur l’encadrement supérieur (cadres NR10 à NR12), 21,6 % de femmes en 2025 contre 21,0 % en 2024. Selon la méthodologie historique du Groupe (qui inclut les femmes en congé maternité), la proportion atteint 21,8 % en 2025, en ligne avec l’objectif intermédiaire 2024. L’objectif intermédiaire 2026 est fixé à 22,5 %, l’objectif 2030 à 25 %. Le pourcentage de Comités de direction comptant au moins 4 femmes a fortement progressé : 75 % en 2025 contre 64,1 % en 2024, l’objectif 2026 est déjà atteint.
Le réseau interne WiTh (We in Thales) anime la mixité au quotidien. La campagne #WomenInspiringWomen, déployée depuis 2023, vise à aider les générations actuelles et futures à se projeter dans les filières STIM (sciences, technologies, ingénierie, mathématiques). Environ 850 collaborateurs « Ambassadeurs@Thales » sont engagés sur les sujets de diversité, équité et inclusion dans le monde.
Sur le handicap. Le taux d’emploi des personnes handicapées atteint 3,4 % selon la définition CSRD au niveau Groupe (vs 2,9 % en 2024), et 4,7 % en restreignant le dénominateur aux pays comptabilisant les travailleurs handicapés (vs 4,0 % en 2024). En France, 52 référents handicap animent l’inclusion sur les sites, appuyés par l’équipe Thales Mission Insertion. Le périmètre des pays avec obligation ou politique volontaire couvre une vingtaine de pays dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Brésil, le Japon, les Philippines et l’Afrique du Sud.
Sur les engagements collectifs. Thales est signataire du Pacte Mondial des Nations Unies depuis 2003, des Women Empowerment Principles depuis 2024, de la Charte d’Engagement LGBT+ de L’Autre Cercle (renouvellements 2019 et 2023), du Baromètre d’Inclusion LGBT+ de L’Autre Cercle, de la Race Work Charter au Royaume-Uni depuis 2023, de l’initiative Neurodiversity in Business, de l’initiative inter-entreprises #StOpE contre le sexisme ordinaire. Un Plan de Réconciliation est en place en Australie (2022-2024). Plus de 140 nationalités sont représentées dans le Groupe.
Point factuel sur la politique aux États-Unis. En 2025, la politique de diversité, équité et inclusion n’a pas été déployée aux États-Unis, conformément aux décrets présidentiels américains publiés sur le sujet. Les objectifs annuels de mixité ne s’appliquent pas aux managers basés aux US. L’assiette de calcul des objectifs Groupe applicable aux managers hors US reste inchangée et conserve son périmètre consolidé. Le reste du programme diversité Groupe, en France et en Europe en particulier, continue d’être déployé selon la trajectoire annoncée.
Sur la formation et le développement de carrière. Les heures de formation moyennes par salarié ressortent à 17,5 heures en 2025 contre 19,0 heures en 2024, une baisse qui peut s’expliquer par des effets de périmètre et de cadencement des programmes. Sur les seuls salariés ayant suivi au moins une formation, la moyenne est de 19,8 heures par apprenant. 78,6 % des salariés ont eu au moins un entretien de développement de carrière en 2025. Plus de 80 000 collaborateurs utilisent la plateforme uLearn. Le module d’intégration OnboardingU a été réalisé par 85,1 % des nouveaux embauchés dans les trente jours suivant leur arrivée, objectif 80 % dépassé.
Les erreurs à éviter pour postuler chez Thales
Quelques erreurs reviennent en boucle sur les candidatures Thales que je vois passer. Six à anticiper en priorité.
Erreur 1 : ne pas distinguer les entités du Groupe. Comme pour Safran ou Airbus, dire « je veux travailler chez Thales » sans préciser quelle entité (Thales DMS, Thales LAS, Thales SIX GTS, Thales Alenia Space, Thales SA) est un signal négatif au premier coup d’œil. Les cultures, les programmes, les sites, les profils diffèrent fortement entre les entités. Identifiez votre cible avant la lettre de motivation, et expliquez explicitement pourquoi cette entité plutôt qu’une autre. Vous gagnerez du crédit dès la première lecture.
Erreur 2 : éluder la question défense. Travailler chez Thales, c’est accepter de contribuer, directement ou indirectement, à un Groupe dont une partie significative de l’activité est dans la défense. La question vous sera posée en entretien, parfois frontalement. Une réponse hésitante ou évasive est éliminatoire. Si la défense pose un problème éthique à vos yeux, dites-le clairement et orientez-vous vers les périmètres 100 % civils (Aérospatial civil, Transport terrestre, certaines activités Cyber & Digital). Si vous êtes aligné, formulez-le sans ambiguïté : « je considère que la défense d’un pays est une mission légitime, je suis à l’aise avec le fait d’y contribuer ».
Erreur 3 : ignorer la contrainte d’habilitation. Sur les postes Défense en Secret ou Très Secret, la nationalité française est généralement requise. Postuler en candidat européen non-français sur ce type de poste vous fait perdre du temps et fait perdre du temps au recruteur. Vérifiez systématiquement la mention sur la fiche de poste, et si elle n’est pas explicite, posez la question dès l’appel téléphonique RH initial.
Erreur 4 : gonfler le CV technique. Les managers Thales sont des opérationnels expérimentés. Une compétence affichée sur le CV est presque toujours testée en profondeur en entretien manager. Annoncer une expertise sur un langage ou une technologie que vous avez utilisé deux semaines pendant un stage il y a trois ans se repère immédiatement à la deuxième question creusée. Mieux vaut un CV juste, précis sur les périmètres réellement maîtrisés, qu’un CV gonflé qui s’effondre en entretien.
Erreur 5 : la lettre de motivation passe-partout. Thales reçoit plus de 1,4 million de candidatures par an. Une lettre standardisée, qui pourrait être adressée à Airbus ou à Safran sans modification, se détecte en quinze secondes. Préférez une lettre courte, trois paragraphes, avec dans chacun un fait concret sur l’entité ciblée (programme, contrat, innovation, actualité récente) et un lien direct avec votre parcours et vos compétences. La précision tue le bruit.
Erreur 6 : négliger l’anglais sur les fonctions internationales. Sur les fonctions ingénierie, IT, achats internationaux, projets Groupe, marchés export, l’anglais professionnel courant est attendu. Un candidat qui bascule en français quand l’entretien passe à l’anglais sort de la course sur ces postes. Si votre niveau est intermédiaire, dites-le franchement en début d’entretien et tenez la conversation sur du factuel (parcours, missions, compétences) plutôt que sur des nuances que vous ne formuleriez pas aussi bien qu’en français.
Préparez trois questions intelligentes à poser en fin d’entretien manager. Pas « quelle est la politique de télétravail ? » (gardez-la pour les RH). Mais des questions qui prouvent que vous avez creusé le poste : « Sur quels deux ou trois indicateurs évaluerez-vous la réussite de la personne à six mois ? », « Quelle est la principale tension technique que rencontre actuellement votre équipe sur le programme ? », « Comment voyez-vous évoluer ce poste dans deux ans, dans le contexte de croissance du carnet de commandes défense et du déploiement du nouveau CRM candidat ? » Vous passez de demandeur à partenaire potentiel. C’est cette bascule qui fait la différence en fin de processus.
— Camille
FAQ sur le recrutement Thales
Comment postuler chez Thales ?
Toutes les candidatures passent par le portail careers.thalesgroup.com (5,9 millions de visites en 2025). Créez votre profil candidat, identifiez les offres correspondant à votre projet (CDI, alternance, stage, VIE, Graduate Program), déposez CV et lettre de motivation. Précisez systématiquement l’entité Thales ciblée (Thales DMS, Thales LAS, Thales SIX GTS, Thales Alenia Space, Thales SA) plutôt qu’une candidature générique au Groupe.
Combien gagne un ingénieur chez Thales ?
Un ingénieur junior Thales (0-3 ans) se situe entre 40 000 et 48 000 euros bruts annuels selon Glassdoor et Carrieres.dev. Un ingénieur confirmé (3-7 ans) entre 45 000 et 58 000 euros, un ingénieur senior (7-15 ans) entre 55 000 et 75 000 euros, un lead ou expert technique de 70 000 à plus de 95 000 euros. À cela s’ajoutent variable, intéressement, participation, et pour l’encadrement supérieur des attributions d’actions de performance.
Combien de temps dure le processus de recrutement Thales ?
Comptez en moyenne 4 à 8 semaines entre la candidature et la proposition d’embauche, selon le niveau du poste et l’urgence du besoin. Plutôt 4 à 5 semaines pour un jeune diplômé ou un ingénieur confirmé, 6 à 8 semaines pour un cadre senior ou un poste critique. Sur les postes soumis à habilitation Défense, le délai d’instruction de l’habilitation s’ajoute (deux à six mois selon le niveau).
Quels tests faut-il passer chez Thales ?
Selon le poste, vous pourrez passer des tests techniques de programmation (Java, Python pour les filières dev et cyber), des cas d’algorithmique et de logique, des exercices d’analyse de logs ou de cryptographie pour les profils cybersécurité, des exercices d’électronique ou d’hyperfréquence pour les profils hardware, des cas de modélisation d’architecture pour les profils systèmes. Un test d’anglais peut intervenir à différentes étapes. Pour les cadres confirmés sur postes critiques, une étude de cas avec présentation orale peut compléter le dispositif.
Faut-il être de nationalité française pour travailler chez Thales ?
Non pour la majorité des postes. Les périmètres Aérospatial civil, Cyber & Digital civil, Transport terrestre (GTS) et fonctions support sont ouverts aux candidats internationaux dans le respect des règles d’autorisation de travail. En revanche, pour les postes du secteur Défense ou les programmes nécessitant une habilitation de niveau Secret ou Très Secret, la nationalité française est généralement requise. La mention figure sur les fiches de poste concernées. En cas de doute, posez la question dès l’appel téléphonique RH initial.
Thales recrute-t-il en alternance ?
Oui, à grande échelle. Plus de 3 000 apprentis et stagiaires ont été accueillis en France en 2025, avec plus de 400 postes en alternance ouverts simultanément sur le portail Carrières. Environ 25 % des alternants et stagiaires sont embauchés ensuite en CDI ou CDD. Tous niveaux du CAP au Bac+5 sont concernés. La campagne s’ouvre entre mars et fin septembre pour des contrats démarrant en septembre ou octobre.
Quelles écoles privilégie Thales ?
Pour l’ingénierie généraliste : Polytechnique, Centrale, Mines, ENSAM, INSA. Pour l’aéronautique et le spatial : ISAE-Supaéro, ISAE-ENSMA, IPSA, ESTACA, ENAC. Pour les télécoms et les systèmes embarqués : Télécom Paris, Télécom SudParis, ENSEEIHT, ENSIMAG, Centrale Supélec. Pour la cyber et la data : ENSIBS, ESIEA spécialité sécurité, EPITA SCIA, masters spécialisés. Pour les fonctions support : HEC, ESSEC, EM Lyon, EDHEC, Audencia, Dauphine, Sciences Po, IAE. Pour la production : IUT, BTS, Bac pro et lycées professionnels partenaires des sites.
Thales propose-t-il un programme VIE ?
Oui. Les destinations actives suivent l’implantation industrielle : Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Espagne, États-Unis, Canada, Australie, Singapour, Émirats arabes unis, entre autres. Conditions standard du dispositif : 18 à 28 ans, ressortissant de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, mission de 6 à 24 mois. L’indemnité varie selon le pays d’affectation, généralement entre 2 000 et 3 500 euros nets mensuels. La candidature passe par le portail Carrières Thales ou via la plateforme Mon VIE-VIA de Business France.
Combien de personnes Thales a-t-il recrutées en 2025 ?
Environ 8 800 collaborateurs dans le monde en 2025, soit 10 % au-dessus du plan initial de 8 000 annoncé fin janvier 2025. Le groupe vise plus de 9 000 recrutements en 2026 à l’échelle mondiale, dont 3 300 en France, avec une volonté de doubler la part de la cybersécurité et de la défense dans les embauches.
Quels sont les engagements diversité de Thales pour 2026 ?
Trois objectifs publics : atteindre 22,5 % de femmes parmi les cadres NR10-12 fin 2026 (21,8 % atteint en 2025), maintenir 75 % de Comités de direction comportant au moins 4 femmes (déjà atteint en 2025), et viser 25 % de femmes NR10-12 à horizon 2030. Le groupe est signataire du Pacte Mondial ONU, des Women Empowerment Principles, de la Charte d’Engagement LGBT+ et d’une vingtaine d’engagements collectifs. La politique handicap continue d’être déployée dans la vingtaine de pays avec obligation ou politique volontaire.
Quels sites Thales recrutent le plus en France ?
Les bassins les plus actifs sont l’Île-de-France (Vélizy, Massy, Élancourt, Gennevilliers, Palaiseau), le Sud-Ouest (Toulouse, Bordeaux, Pessac), l’Ouest (Brest, Cholet, Rennes, La Ferté-Saint-Aubin), le Sud-Est (Cannes, Valence, Vendôme), avec une présence forte également à Limours, Issy-les-Moulineaux et sur les sites des programmes spatiaux. La France concentre 42 239 collaborateurs au 31 décembre 2025, environ 49,7 % des effectifs Groupe.
Pour conclure
Thales est l’un des recruteurs les plus structurés du marché français de l’ingénierie, avec une marque employeur solide et un volume d’embauches en progression continue. La fenêtre 2026 est ouverte sur un éventail très large de profils, du technicien d’atelier en alternance à l’ingénieur senior expert en cybersécurité ou en hyperfréquence. Pour mettre votre dossier dans les meilleures conditions : ciblez deux ou trois postes parfaitement alignés sur votre projet, identifiez précisément l’entité opérationnelle visée, préparez sérieusement vos tests et votre réponse à la question « pourquoi Thales et pourquoi cette entité ? », positionnez-vous clairement sur la dimension défense du Groupe. Et candidatez sans attendre : 3 300 postes à pourvoir en France en 2026, c’est une fenêtre qui ne reste pas ouverte indéfiniment.
Le portail carrière officiel : careers.thalesgroup.com
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