L’essentiel à retenir
Le congé de naissance supplémentaire entre en vigueur le 1er juillet 2026, mais la date critique est antérieure : tout salarié souhaitant en bénéficier dès le 1er juillet doit notifier son employeur au plus tard le 1er juin 2026. Ce nouveau dispositif, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, offre jusqu’à deux mois supplémentaires à chacun des deux parents, indemnisés à 70 % du salaire net le premier mois puis à 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Les droits couvrent les naissances survenues à partir du 1er janvier 2026 : pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, un régime transitoire permet une prise du congé entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027. Pour les équipes RH, l’urgence est double : informer les salariés concernés avant la deadline et paramétrer les outils de paie avant le 1er juillet.
📋 Sommaire de l’article
- Congé de naissance supplémentaire : ce qui change concrètement au 1er juillet 2026
- Qui est concerné : salariés, indépendants et agents publics
- Calendrier et deadlines : le compte à rebours RH à ne pas rater
- Indemnisation du congé de naissance : ce que touchera réellement votre salarié
- Congé de naissance et autres dispositifs : le comparatif indispensable pour les RH
- Impact organisationnel : anticiper la simultanéité des absences dans vos équipes
- Statut du salarié pendant le congé de naissance : ce que dit la loi
- Checklist RH : ce que vous devez faire avant le 1er juin 2026
- Ce qu’il faut retenir avant le 1er juillet 2026
- Questions fréquentes sur le congé de naissance
Dix-sept jours. C’est le temps qu’il reste, au moment de la publication de cet article, pour qu’un salarié notifie valablement son employeur et puisse prendre son congé supplémentaire de naissance dès le 1er juillet 2026. Pour les équipes RH, cela signifie une chose concrète : il faut agir avant le 1er juin 2026. Ce guide vous donne les bases juridiques, le calendrier précis, la cartographie des bénéficiaires et les données chiffrées d’indemnisation — tout ce qu’il faut pour piloter le dispositif de bout en bout, sans rien oublier.
Congé de naissance supplémentaire : ce qui change concrètement au 1er juillet 2026
Un nouveau congé dans la chaîne des congés de parentalité
Le congé supplémentaire de naissance ne remplace aucun dispositif existant. Il s’ajoute. C’est le point essentiel à retenir pour tout RRH qui doit l’expliquer à ses managers ou à ses salariés. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, il s’insère dans la séquence parentale sans remplacer le congé parental : la logique est celle d’une succession — congé maternité ou paternité → congé supplémentaire de naissance → congé parental d’éducation.
Concrètement, chaque parent peut demander jusqu’à deux mois supplémentaires, fractionnable en deux périodes d’un mois. Les deux parents peuvent bénéficier chacun du congé, simultanément ou en alternance. La prise de ce congé entraîne la suspension du contrat de travail et interdit tout exercice d’une autre activité professionnelle pendant cette période. Ce statut juridique est identique à celui du congé parental d’éducation, mais la durée et l’indemnisation en font un outil radicalement différent.
Le tableau ci-dessous positionne le nouveau dispositif dans l’ensemble de la chaîne des congés liés à la naissance :
| Dispositif | Bénéficiaires | Durée | Indemnisation | Qui paie ? | Délai de prévenance | Cumul possible ? |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Congé de naissance (3 jours) | Tous salariés secteur privé | 3 jours ouvrables | Maintien de salaire | Employeur | Aucun délai légal | Oui, avec congé paternité et congé supplémentaire |
| Congé de paternité et d’accueil | Père ou second parent | 25 jours (32 jours naissances multiples) | IJSS 100 % plafonné PMSS | CPAM | 15 jours avant | Oui, avec congé 3 jours et congé supplémentaire |
| Congé supplémentaire de naissance (NOUVEAU) | Les deux parents (salariés, indépendants, fonctionnaires) | Jusqu’à 2 mois | 70 % puis 60 % du salaire net plafonné PMSS | CPAM | 1 mois avant (15 jours si suite congé paternité) | NON cumulable avec PreParE |
| Congé parental d’éducation (PreParE) | Parents salariés (1 an d’ancienneté) | Jusqu’à 3 ans | Environ 430 €/mois taux plein | CAF / MSA | 1 mois avant | NON cumulable avec congé supplémentaire |
Le contexte réglementaire : la politique de réarmement démographique en pratique
Le congé supplémentaire de naissance est la traduction législative directe de la politique dite de « réarmement démographique », portée en réponse à la baisse historique des naissances. Le contexte chiffré donne la mesure de l’enjeu : la France a enregistré 645 000 naissances en 2025, soit une baisse de 2,1 % par rapport à 2024 et de 24 % par rapport à 2010. L’indicateur conjoncturel de fécondité atteint 1,56 enfant par femme, son niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Ce dispositif vise aussi à renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes en favorisant une coparentalité plus équilibrée dès les premiers mois de l’enfant.
La base légale du dispositif est la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, codifiée aux nouveaux articles L.1225-46-2 à L.1225-46-5 du Code du travail. C’est la mesure la plus immédiatement opérationnelle pour les employeurs parmi l’ensemble des mesures de soutien à la natalité portées par ce texte.
Qui est concerné : salariés, indépendants et agents publics
Les salariés du secteur privé : conditions d’éligibilité
Tout salarié du secteur privé ayant préalablement épuisé ses droits à congé de maternité, de paternité ou d’adoption peut demander le congé supplémentaire de naissance. Aucune condition d’ancienneté n’est requise. Le dispositif entre en vigueur le 1er juillet 2026, avec des dispositions transitoires pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.
Point structurant pour les RRH : les deux parents peuvent bénéficier chacun du congé, simultanément ou en alternance. Un employeur peut donc se retrouver face à une absence conjointe du père et de la mère pour une même naissance — une configuration inédite à anticiper dans la planification des effectifs.
Indépendants et agents publics : des règles spécifiques
Le dispositif couvre un périmètre large : salariés du privé, travailleurs indépendants, non-salariés agricoles, fonctionnaires, militaires, agents contractuels de droit public et assurés des régimes spéciaux. La couverture universelle est l’un des marqueurs politiques du texte.
Pour les indépendants, l’indemnisation repose sur des indemnités journalières forfaitaires dont la base de calcul diffère de celle des salariés. Ces indemnités sont déconnectées des revenus réels, ce qui peut créer une différence de traitement significative : les montants perçus peuvent s’avérer insuffisants pour couvrir les charges fixes d’un travailleur non salarié. Pour un RRH de PME privée, cette distinction n’impacte pas la gestion quotidienne — mais elle est utile à connaître pour répondre aux questions d’associés ou de gérants concernés.
Calendrier et deadlines : le compte à rebours RH à ne pas rater

Voici les cinq étapes clés que chaque RRH doit piloter d’ici au 1er juillet 2026 :
- Dès maintenant — mai 2026 : identifier les salariés éligibles (naissances attendues ou survenues depuis le 1er janvier 2026), informer les managers et préparer le modèle de notification employeur.
- Avant le 1er juin 2026 — deadline critique : date limite de notification à l’employeur pour tout salarié souhaitant débuter le congé dès le 1er juillet. Concerne aussi les parents d’enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, qui disposent d’une fenêtre de prise allant du 1er juillet 2026 au 31 mars 2027.
- Juin 2026 — préparation RH/paie : paramétrer les codes absence, vérifier la convention collective, préparer les déclarations DSN et former les gestionnaires de paie au calcul dégressif.
- 1er juillet 2026 — entrée en vigueur : les premiers congés démarrent, la CPAM commence à traiter les demandes d’indemnisation.
- Second semestre 2026 — suivi : retours d’expérience, ajustements organisationnels, éventuelle négociation d’accords collectifs plus favorables.
La date pivot du 1er juillet 2026 et le régime transitoire au 1er janvier 2026
L’entrée en vigueur officielle est fixée au 1er juillet 2026. Mais un régime transitoire couvre les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 — soit six mois de naissances déjà survenues. Les parents concernés par cette période transitoire disposent d’une fenêtre de prise allant du 1er juillet 2026 au 31 mars 2027 au plus tard.
Pour les enfants nés à partir du 1er juillet 2026, le congé devra être pris dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant, délai prolongeable en cas d’allongement des congés de maternité, paternité ou adoption.
Le délai de prévenance : pourquoi le 1er juin est une date critique
La loi impose un délai de prévenance d’un mois. Calcul direct : un salarié qui souhaite démarrer son congé le 1er juillet doit notifier son employeur au plus tard le 1er juin 2026. Ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé suit immédiatement un congé de paternité ou d’adoption.
La notification doit préciser la date de début, la durée souhaitée et les modalités de fractionnement éventuel. L’employeur n’a pas le droit de s’opposer au congé — mais il doit recevoir la notification dans les délais. Les RRH ont donc une responsabilité active : communiquer cette deadline aux salariés concernés avant qu’elle ne soit dépassée.
Indemnisation du congé de naissance : ce que touchera réellement votre salarié
Le mécanisme dégressif : 70 % puis 60 % dans la limite du plafond SS
L’indemnisation est assurée par la CPAM (ou la MSA pour les non-salariés agricoles), pas par l’employeur. Sauf disposition conventionnelle prévoyant un maintien de salaire, l’entreprise ne supporte aucun coût direct. C’est la Sécurité sociale qui verse les indemnités journalières.
La structure est dégressive : 70 % du salaire net antérieur le premier mois, 60 % le second. Ces taux sont plafonnés au plafond mensuel de la Sécurité sociale. Au-delà de ce plafond, l’indemnité ne progresse plus — ce qui crée un effet de plafonnement significatif pour les cadres à hauts revenus. L’employeur joue un rôle dans la déclaration (DSN) et peut opter pour la subrogation.
Simulateur d’indemnisation : trois profils de salariés illustrés
Pour rendre le mécanisme immédiatement lisible, voici trois cas concrets basés sur les taux légaux :
| Profil | Salaire net mensuel | Indemnité mois 1 (70 %) | Indemnité mois 2 (60 %) | Perte de revenu mensuelle |
|---|---|---|---|---|
| Salarié au SMIC | ~1 426 € | ~998 € | ~856 € | ~428 € / ~570 € |
| Cadre moyen | 3 000 € | 2 100 € | 1 800 € | 900 € / 1 200 € |
| Cadre supérieur (au-dessus du plafond SS) | > plafond PMSS | Plafonné PMSS × 70 % | Plafonné PMSS × 60 % | Perte importante selon salaire réel |
Congé de naissance et autres dispositifs : le comparatif indispensable pour les RH
Positionner le congé supplémentaire de naissance dans le paysage des congés parentaux existants est le premier travail du RRH. Le tableau ci-dessous offre une lecture immédiate des quatre dispositifs à maîtriser.
| Dispositif | Bénéficiaires | Durée | Indemnisation | Qui paie ? | Délai de prévenance | Cumul possible ? |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Congé de naissance (3 jours) | Tous salariés secteur privé | 3 jours ouvrables | Maintien de salaire | Employeur | Aucun délai légal | Oui, avec congé paternité et congé supplémentaire |
| Congé de paternité et d’accueil | Père ou second parent | 25 jours calendaires (32 jours pour naissances multiples) | IJSS plafonnées PMSS | Sécurité sociale | 15 jours avant | Oui, avec congé 3 jours et congé supplémentaire |
| Congé supplémentaire de naissance (nouveau — 1er juillet 2026) | Les deux parents (salariés, indépendants, fonctionnaires) | 1 à 2 mois | 70 % mois 1, 60 % mois 2 — plafonné PMSS | Sécurité sociale | 1 mois avant (15 jours si suite immédiate au congé paternité) | NON cumulable avec PreParE |
| Congé parental d’éducation (PreParE) | Parents salariés (1 an d’ancienneté) | Jusqu’à 3 ans | ~430 €/mois (taux plein) | CAF / MSA | 1 mois avant | NON cumulable avec congé supplémentaire |
Articulation avec le congé parental d’éducation et la PreParE
Le congé supplémentaire de naissance s’insère dans la séquence parentale sans remplacer le congé parental. La logique est celle d’une succession : congé maternité ou paternité → congé supplémentaire de naissance → congé parental d’éducation. Ce qui est exclu, c’est la simultanéité : un parent ne peut percevoir à la fois les indemnités du congé supplémentaire et la PreParE sur la même période.
Ce que le tableau ne dit pas : les angles morts à surveiller
Deux configurations méritent une vigilance particulière. D’abord, les deux parents peuvent prendre leur congé supplémentaire simultanément ou en alternance — y compris chez le même employeur. Aucune disposition légale n’impose un décalage. Ensuite, certaines conventions collectives prévoient un maintien de salaire conventionnel : vérifiez systématiquement votre accord de branche pour éviter tout risque de double prise en charge ou de sous-indemnisation.
Impact organisationnel : anticiper la simultanéité des absences dans vos équipes
La question que posent en premier lieu les managers et DRH n’est pas juridique : c’est « comment j’organise mon équipe ? ». Le congé supplémentaire de naissance introduit une nouvelle variable dans l’équation des absences, avec une caractéristique inédite — les deux parents peuvent s’absenter en même temps.
Le scénario bi-actif : quand les deux parents sont absents en même temps
Imaginez deux salariés d’une même équipe, en couple, attendant leur premier enfant. La mère bénéficie d’un congé maternité de 16 semaines. À son terme, chacun peut prendre jusqu’à 2 mois de congé supplémentaire de naissance. Ajoutez les 25 jours de congé paternité du second parent. L’absence cumulée peut dépasser 7 mois pour le seul foyer.
Même hors de la même entreprise, le phénomène reste impactant : deux postes clés peuvent être vacants simultanément dans deux structures partenaires ou dans une PME à effectif réduit. La loi n’impose aucun décalage entre les congés des deux parents. C’est une réalité que les plans de charge doivent intégrer dès maintenant.
Adapter le plan de continuité d’activité : les bons réflexes RH
La préparation commence par l’identification. Croisez dès aujourd’hui vos déclarations de grossesse reçues avec les dates de terme prévisionnelles pour repérer les salariés susceptibles d’activer le dispositif dès le 1er juillet 2026.
- Réviser les plans de charge : cartographiez les missions critiques portées par les salariés concernés et identifiez les doublures internes possibles.
- Anticiper les contrats de remplacement : un CDD de remplacement peut être conclu dès que l’absence est notifiée, ce qui suppose de ne pas attendre le dernier moment.
- Communiquer en interne : informez les managers des nouvelles règles et du délai de prévenance d’un mois, afin qu’ils ne soient pas pris de court.
- Documenter les délégations de pouvoir et de signature pour les fonctions à responsabilité.
Rappel essentiel : l’employeur n’a aucune obligation de maintenir le salaire pendant le congé supplémentaire de naissance — c’est la Sécurité sociale qui verse les indemnités. En revanche, l’absence est protégée, et toute entrave ou pression sur le salarié expose l’entreprise à un risque juridique sérieux.
Statut du salarié pendant le congé de naissance : ce que dit la loi
Derrière chaque demande de congé supplémentaire de naissance se cachent des questions pratiques du manager : le salarié peut-il être contacté ? Peut-on anticiper son retour ? Peut-on le licencier ? Voici les réponses juridiques essentielles.
Suspension du contrat et interdiction d’activité : les règles à connaître
Le congé supplémentaire de naissance entraîne la suspension du contrat de travail, non sa rupture. Le lien contractuel est maintenu, mais toutes les obligations réciproques sont gelées le temps de l’absence. Le salarié ne peut exercer aucune activité salariée ni indépendante pendant cette période, sous peine de fraude aux indemnités journalières versées par la CPAM.
La période est assimilée à du temps de travail effectif pour le calcul des droits à congés payés — un point à vérifier dans votre paramétrage SIRH pour éviter toute erreur de solde lors du retour.
Protection contre le licenciement et retour dans l’emploi
Par analogie avec les autres congés de parentalité, le salarié bénéficie d’une protection renforcée contre le licenciement pendant et après le congé supplémentaire de naissance. Tout licenciement notifié pendant cette période s’expose à une requalification en licenciement nul, avec les conséquences indemnitaires qui s’y attachent.
Au retour, le salarié retrouve son poste ou un poste équivalent assorti d’une rémunération au moins égale. Les managers doivent être formés sur ce point : reconfigurer le poste ou modifier les conditions de travail sans accord du salarié constitue un manquement grave à l’obligation de réintégration.
Checklist RH : ce que vous devez faire avant le 1er juin 2026
Voici la to-do list opérationnelle pour tout RRH ou gestionnaire de paie. Trois étapes, des livrables concrets, zéro théorie.
Étape 1 — Identifier et informer les salariés concernés
- Extraire la liste des déclarations de grossesse reçues depuis le 1er janvier 2026 dans votre SIRH.
- Identifier les salariés dont le congé maternité ou paternité se terminera avant ou après le 1er juillet 2026 — ils sont éligibles au congé supplémentaire de naissance dès l’entrée en vigueur.
- Repérer les naissances ou arrivées au foyer survenues entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 : ces parents relèvent des dispositions transitoires et doivent notifier avant le 1er juin 2026 pour prendre leur congé entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027.
- Rédiger une note d’information interne claire : qu’est-ce que le congé supplémentaire de naissance, comment le demander, quel délai de prévenance (1 mois, ou 15 jours si suite immédiate au congé paternité).
- Préparer un modèle de courrier de notification salarié → employeur, à distribuer aux équipes RH et aux managers.
Étape 2 — Mettre à jour les process paie et les outils de gestion des absences
- Créer un code absence dédié « congé supplémentaire de naissance » dans votre logiciel de paie et votre SIRH.
- Paramétrer le traitement des indemnités journalières versées par la CPAM : avec ou sans subrogation, la déclaration DSN doit refléter le motif exact de suspension de contrat.
- Vérifier si votre convention collective ou accord d’entreprise prévoit un maintien de salaire au-delà des IJSS légales (70 % mois 1, 60 % mois 2, plafonnés au PMSS).
- Mettre à jour le règlement intérieur et la politique parentalité si nécessaire.
- Former les gestionnaires de paie au calcul des indemnités dégressives et à la logique de non-cumul avec la PreParE.
Étape 3 — Préparer la gestion des absences et les remplacements
- Alerter les managers des équipes concernées dès que la notification est reçue — ne pas attendre le début du congé.
- Planifier les remplacements : CDD de remplacement, montée en compétences d’un collaborateur, redistribution temporaire de la charge.
- Créer un tableau de suivi des congés supplémentaires de naissance à venir, intégré à l’outil de planning RH, avec colonnes : salarié, date de début prévue, durée, fractionnement éventuel, manager concerné.
- Anticiper les cas de simultanéité dans les petites équipes : si deux salariés d’une même unité sont concernés, le plan de continuité doit être activé en amont.
Ce qu’il faut retenir avant le 1er juillet 2026
Le congé supplémentaire de naissance n’est pas un détail réglementaire de plus : c’est une transformation durable des schémas d’absence liés à la parentalité. Pour les RRH, l’enjeu est double — protéger les droits des salariés et sécuriser l’organisation. Le dispositif s’inscrit dans une logique de coparentalité renforcée, conçue pour rééquilibrer la prise en charge de l’enfant entre les deux parents dès les premiers mois, et contribuer ainsi à une meilleure égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Agir avant le 1er juin 2026, c’est transformer une contrainte réglementaire en signal fort de votre politique parentalité.
Questions fréquentes sur le congé de naissance
Le congé supplémentaire de naissance est-il obligatoire pour l’employeur de l’accorder ?
Oui, dès lors que le salarié a épuisé ses droits aux congés de maternité, de paternité ou d’adoption et respecte le délai de prévenance, l’employeur ne peut pas refuser ce congé. Il s’agit d’un droit légal créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Un salarié en CDD peut-il bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?
Le dispositif est ouvert à l’ensemble des assurés actifs, sans distinction de type de contrat, sous réserve d’avoir préalablement épuisé les droits aux congés légaux liés à la naissance. Le salarié en CDD doit simplement respecter les conditions d’ouverture de droits.
Que se passe-t-il si l’employeur n’a pas été prévenu dans les délais ?
Le salarié doit informer son employeur au moins un mois avant le début du congé, délai réduit à 15 jours lorsque le congé suit immédiatement un congé de paternité ou d’adoption. Un défaut de prévenance peut permettre à l’employeur de décaler le début du congé.
Les deux parents peuvent-ils prendre leur congé en même temps dans la même entreprise ?
Le texte ne prévoit pas d’interdiction de simultanéité entre les deux parents, même au sein d’une même entreprise. Chaque parent dispose d’un droit autonome et indépendant au congé supplémentaire de naissance. Les congés peuvent également être pris en alternance.
L’employeur doit-il maintenir le salaire pendant le congé supplémentaire de naissance ?
Non, le congé supplémentaire de naissance entraîne la suspension du contrat de travail et est indemnisé par la Sécurité sociale à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Comment se calcule l’indemnisation si le salarié est à temps partiel ?
L’indemnisation est calculée sur la base du salaire net de référence du salarié, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, quel que soit le volume horaire travaillé. Les modalités précises de calcul pour les temps partiels relèvent des règles de droit commun des indemnités journalières.
Le congé supplémentaire de naissance est-il cumulable avec le congé parental d’éducation ?
Les deux dispositifs sont utilisables successivement mais non simultanément : un parent ne peut pas percevoir les indemnités du congé supplémentaire de naissance et la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) sur la même période.
Quelles démarches le salarié doit-il effectuer auprès de la CPAM ?
Le salarié doit adresser une demande d’indemnisation à sa CPAM, accompagnée des justificatifs attestant de l’épuisement préalable des congés de maternité, paternité ou adoption. Les modalités précises de dépôt de dossier seront précisées par décret d’application avant l’entrée en vigueur du dispositif au 1er juillet 2026.