Chaque année, de nombreux bacheliers se dirigent vers les facultés de santé pour s’inscrire en pharmacie. Ils sont attirés par les responsabilités qui viennent avec ce métier et par les différents débouchés. Et pourtant, la pharmacie reste une profession en tension, parce que le métier est toujours quelque peu sous-estimé. La rémunération dans ce domaine est intéressante et peut constituer une motivation. Alors, combien gagne un pharmacien ? Réponses dans la suite.

Les salaires en fonction du domaine

Le pharmacien peut exercer en officine, à l’hôpital et en industrie. Les rémunérations varient beaucoup selon l’environnement de travail.

Le salaire d’un pharmacien en officine

En officine, la rémunération des pharmaciens est encadrée par la Convention collective de la pharmacie d’officine. Elle commence au coefficient 470, après la suppression des coefficient 400 et 430. Ces coefficients sont des repères numériques pour classer les professionnels de la pharmacie en fonction de leur ancienneté.

Ainsi, le calcul du salaire brut se fait en multipliant une valeur fixe appelée point officinal par un coefficient. Le point officinal a actuellement une valeur de 5 215 €. Si un pharmacien en officine dispose d’un coefficient de 500 €, il peut gagner environ 25,79 € brut par heure. Pour 35 heures hebdomadaires, il pourrait donc gagner en brut environ 3 914 €.

La progression se fait de façon automatique en fonction de l’ancienneté. Après une pratique d’une année en étant au coefficient 470, le pharmacien passe au 500. Un pharmacien adjoint qui a 4 ans d’expérience peut gagner entre 3 000 et 3 5000. Des primes d’ancienneté s’ajoutent à ces montants.

 

Le salaire d’un pharmacien hospitalier

Le pharmacien hospitalier a un statut particulier dans la fonction publique hospitalière. Dans les établissements publics, les pharmaciens n’ont pas un statut de fonctionnaire classique comme les autres praticiens de l’hôpital. Le salaire d’un pharmacien n’est donc pas calculé sur la base d’un point d’indice standard, mais plutôt sur une grille qui leur est propre.

Avec le premier échelon, le salaire brut mensuel est de 4 565,5 €. L’évolution peut se faire jusqu’au 13ème échelon. Et, un pharmacien hospitalier qui atteint ce niveau a une rémunération brute de 9 229,6 € chaque mois.

Dans le public, un pharmacien hospitalier gagne en moyenne 5 567 € par mois, alors qu’il est à environ 5 993 € par mois dans le privé. Bien entendu, des primes diverses en rapport avec les contraintes du milieu hospitalier s’ajoutent à ces chiffres.

Le salaire d’un pharmacien en industrie

On peut dire qu’en industrie, les pharmaciens gagnent très bien leurs vies, ou du moins, mieux qu’en officine. Le salaire moyen d’un pharmacien dans ce domaine est d’environ 4 200 € net par mois. Si le professionnel est dans le secteur de la production ou de l’assurance qualité, son salaire peut commencer à environ 3 000 € brut par mois. Au bout de 10 ans de carrière, il peut passer à environ 5 500 € brut par mois.

Dans les départements des affaires pharmaceutiques, le débutant aura un salaire d’environ 3 000 € brut, qui peut monter jusqu’à 6 500 € après 10 ans de carrière. Des primes de participation et d’intéressement sont également offertes par l’industrie.

Les facteurs qui influencent le salaire d’un pharmacien

La rémunération d’un pharmacien varie en fonction de plusieurs éléments. D’abord, il y a la location géographique. Les officines qui se trouvent en zone rurale ou dans un désert médical peuvent proposer des salaires plus attractifs, afin d’attirer les pharmaciens. À l’inverse, il y a de la concurrence dans les grandes villes, ce qui peut limiter les salaires.

Ensuite, on a le type de l’établissement. Comme vous avez pu le voir, les rémunérations des pharmaciens en officine, en hôpital et en industrie sont différentes. À cela il faut ajouter la taille de la structure. Si un pharmacien travaille dans une officine qui réalise un chiffre d’affaires élevé, il peut profiter de rémunérations très intéressantes.

Les perspectives d’évolution avec les nouvelles missions

Les pharmaciens se voient confier de nouvelles missions, grâce auxquelles leurs rémunérations peuvent augmenter. En 2024 par exemple, les nouvelles missions ont engendré plus de 100 millions d’euros de rémunération pour le réseau officinal.

La vaccination représente la plus grande part de ces revenus. Presque tous les pharmaciens ont vacciné au moins une fois contre la grippe, ce qui faisait une rémunération totale de 48 millions d’euros.

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